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NDLR: Trouvé sur le forum Relation-Aide.com, et
malgré une traduction assez approximative, ce texte reste intéressant et révélateur d’une réalité de notre époque: les chrétiens qui quittent les églises établies NE SONT PAS des
rétrogrades, ce sont la majorité de ces églises qui sont rétrogrades, et ces chrétiens « célibataires spirituels » ou « Sans Eglise Fixe » sont beaucoup plus nombreux
qu’on ne le pense. Les tentatives récentes de récupération de ces « mouvements » (qui n’en sont pas) manifestent le peu de capacité qu’ont les structures établies à se remettre
en question. Voir collection de liens en fin de message.
Comme je m’approchais de la porte du premier de plus d’une centaine de « déserteurs d’église » que
je voulais interroger, je me demandais ce qui arrivait à la foi Chrétienne de ceux qui n’allaient plus à l’église.
Je pouvais aisément comprendre pourquoi les gens choisissaient de quitter l’église, j’en avais vu d’autres qui s’en allaient; et j’avais essayé de les observer en plus d’une occasion..
Une partie de ce qui me tenait le coeur était la croyance que quitter l’église c’était la première étape vers une foi qui dégringole - la disgrace Chrétienne ultime -
« rétrograde »
Deux heures et demie plus tard je sortais par la même porte quelque peu bouleversé. Le couple que j’avais rencontré ne correspondait pas à mes attentes.
lls avaient laissé leur rôle d’anciens dans une église Pentecotiste en pleine croissance il y a déjà 5 ans, et leur foi avait continué à se développer, leur compréhension de Dieu à
l’oeuvre dans leur vie était indubitablement en train de continuer, et ils étaient impliqués dans leur communauté sociale (vie associative) comme une expression de leur foi.
J’étais intrigué et quelque peu ébahi. Mes plans étaient de conduire une étude rapide sur une douzaine de « quitteurs d’églises », ce qui aurait confirmé mes préjugés..
Mes plans étaient en déroute.. En fait l’étude est devenue un projet de 4 ans incluant 162 entretiens qui concernaient des responsables et des « quitteurs d’église » des églises
Evangeliques, Pentecotistes et Charismatiques (que j’appellerai désormais eglises EPC)
Les gens que j’ai interrogé avaient entre 30 et 40 ans. Ils avaient pris des engagements Chrétiens (aussi bien que des engagements dans leurs églises repectives) en tant qu’adulte (au
delà de l’age de 18 ans) and avait été impliqué dans leurs églises pour une moyenne de 15,8 ans.
Essayer de résumer l’itinéraire spirituel de 108 personnes répandues de Dunedin à Auckland (avec quelques Australiens dispersés) n’est pas choses facile. L’itinéraire spirituel de chaque
personne est différent avec des torsions et ses tournants, mais ce que j’ai trouvé était que les « quitteurs d’église » pouvaient être classés en 5 groupes clairs.
Les Adeptes en Exil
La première catégorie de ces gens est ceux que j’appellerait « Adeptes Exilés ». Je me réfère à eux en tant qu’adeptes car la foi qu’ils poursuivent n’a pas changé
substantiellement depuis l’enseignement qu’ils ont suivi dans les églises EPC. Ils sont appelés exilés parce que les événement et les circonstances les ont encouragé à quitter les églises
EPC avec lesquels ils continuent à maintenir de grandes affinités.
Ce groupe constituait 17,5% (19) 1 de ceux que j’ai interrogés. Ils sont partis dans deux cas majeurs .. soit comme « Chrétiens Blessés » - ceux qui avaient des attentes pour
des attentions particulières ou du soutien de la part du corps de l’église, ils avaient des besoins qui n’ont pas été satisfaits quand ils en avaient vraiment besoin; ou leur départ avait
la « Colère » comme motivation ils sont partis en désaccord avec la direction de l’église, sa vision ous son mode de leadership, soit de leur église soit de toutes les églises
EPC en général.
A la fois des « Chrétiens Blessés » et des « Chrétiens en Colère « on peut dire qu’ils ont quitté léglise à cause de mécontentement spécifiques.
Les mécontentements spécifiques portaient sur le leadership, sur la direction et de la nature operationnelle de l’église.
Le niveaux de critique des « Chrétiens en Colère » et des « Chrétiens Blessés » ne s’étend pas jusqu’à remettre en cause le base doctrinale de la foi
Evangélique/Pentecotiste/Charismatique elle même. Au contraire, ce sont ces compréhensions de ce que l’église devrait être que les « quitteurs » utilisent pour fonder leur
affirmation que leur église a failli.
La foi des Adeptes en Exil , après avoir quitté l’église peut être caractérisées par 4 affirmations :
- Les adeptes en exil persévèrent dans une foi reçue. Ils ne se sont pas désengagés de la foi qu’ils ont reçus quand ils sont entrés dans l’église. La foi qu’ils ont reçus quand ils ont
pris leur décision de suivre Christ et de rejoindre l’église est le même « package de foi » qu’ils suivent aujourd’hui en tant que « quitteurs d’églises » EPC.
Typiquement une telle foi est basée sur une autorité extérieure au delà d’eux mêmes.
- Leur foi est dépendante - ce qui veut dire, quoiqu’ils ne fréquentent plus des églises EPC tous les dimanches ils restent dépendants de la communauté EPC élargie. Une grande variéte de
telles sources de dépendance sont disponibles aux « quitteurs » comme des séminaires, des groupes inter-église (Promise Keepers), des ateliers chrétiens, livres ,
magazines,programme de télévision et de radio et prédicateurs.
- Tant que les Adeptes en Exil restent dépendants de cette communauté EPC élargie ils restent aussi dépendants des disciplines spirituelles personnelles des églises EPC. Ils incluent soit
une pratique continue, ou le sens de l’obligation de prendre du temps de prière, de donner de l’argent (au delà des amis et de la famille) , du service .. etc..
- La foi post-ecclésiastique des Adeptes en Exil est une foi non examinée. Leurs mécontentements se portent sur l’église plutot que sur les soubassements « pris pour acquis » de
la foi EPC.
Finalement ils montrent une foi solide. En ceci je veux dire qu’ils sont très clairs et très précis sur leur foi chrétienne et sur la rectitude de leur décision de quitter l’église (d’un
point de vue chrétien). De tous les groupes de « quitteurs » c’est ce groupe qui a typiquement mis en avant un nombre de passage des écritures pour renforcer leur position de
foi actuelle et la justesse de leur décision de quitter l’église.
Les Exilés Réfléchis
Le second groupe de quitteurs - ceux que j’appelle les « Exilés Réfléchis » (n=32) quittent leur église à partir d’un point de vue différent. Quoiqu’ils puissent aussi avoir des
problemes avec le leadership , la direction et la pratique de leur église (ou des églises EPC en général) ces motifs ne sont pas les raisons fondamentales de leur décision de départ.
Pour ce groupe et ceux que nous consérerons après, le départ est typiquement un processus qui arrive après une longue période de temps, peut être 18 mois ou plus. Ce processus de départ
de l’église commence graduellement avec des sentiments de malaise, un sens de l’inadéquation entre l’église et ce qui arrive dans d’autres secteurs importants de leurs vies, et en un sens
une adhésion en décroissance à la communauté de l’église et à son « package de foi ».
La porte au travers de laquelle passe ce groupe pour quitter l’église est ce que j’ai appelé Méta-Mécontentement. Ce ne sont pas des mécontentements spécifiques internes à l’église. Ils
ne remettent pas en cause les aspects périphériques de la foi EPC mais les foundations de la foi EPC en elle même.
Le titre réfléchi est donné à ce groupe à cause de son attitude réfléchie et des questions qui atteignent leur foi et c’est ce qui les caractérise. Je les appelle des exilés car ils sont,
malgré leur choix personnel, exilés d’une communauté et d’une voie de se comprendre eux même, de leur vie et de Dieu. Cette manière de comprendre qui a été si importante, et même une
fondation de leur vie dans le passé.
La foi des exilés réfléchis peut être caractérisée comme contre-dépendante.
Où l’Adepte en Exil est resté dépendant de la communauté EPC élargie, les exilés réfléchis poussent tous les arguments contre l’EPC.
Quand j’ai demandé à ce groupe ce qui nourrissait leur foi actuellement la réponse la plus commune « Ce n’est certainement pas ....... » suivi par quelques descriptions de la
comunauté EPC et des disciplines personneles de foi de leur précedente appartenance.
Deuxièmement les Exilés Réfléchis sont engagés dans la déconstruction de leur foi précédente. Ils sont engagés dans un processus qui met en pièce la foi qu’ils ont reçue et acceptée et
dans laquelle ils ont agi pendant tant d’années.
Procéder ainsi est très déstabilisant pour eux, comme leur foi a été une part importante de leur vision du monde, la fondation de décisions importantes de leurs vies et une part
intégrante du sens de leur personne. Ils sont impliqués dans un processus continu de réflexion qui implique une réévaluation de chaque composant de leur foi.
Finalement , et ce n’est pas une surprise, leur foi est très hésitante. Beaucoup ont dit « l’avoir mise (leur foi) de coté pour un temps et l’ont ubliée » parce que cela
entrainait pour eux trop de confusions et de désillusions. A cause de sentiments comme ceci , le sentiment d’appropriation de leur foi est mis à l’épreuve.
Explorateurs de Transition
Le troisème groupe de quitteurs est celui que j’ai appelé les « explorateurs de transition ».
La foi transitionnelle que les interviewés ont montré démontre une appropriation de leur foi. Ils montrent une confiance en leur foi, une claire décision de partir de la déconstruction de
la foi reçue pour aller vers une appropriation de quelques éléments de la vieille foi qui leur donne une énergie pour constuire une foi personnelle nouvelle.
A des degrés divers cette foi inclut des éléments de la fois précédente, qui était basée sur lcelle de l’église. De toutes façons ces éléments de foi ont tous été éprouvés , trouvés
valides, et valables d’être retenu au niveau de satisfaction nécessaire à l’individu concerné.
En analogie avec un tribunal, le jury interne a donné un verdict sur ces éléments de foi et maintenant les reçoit comme plausibles, « Au delà de tout doute raisonnable ». Ce qui
constitue un doute raisonnable varie de personne en personne.
Comment mentionné plus haut, pour certains le processus d’examen implique un rigoureux débat théologique et philosophique mené au travers de lecture et/ou d’interaction avec les autres.
Pour les autres , le doute raisonnable est basé plus sur l’expérience personnelle et ce sur qui est plausible pour eux à un niveau intuitif .. Ou encore basé sur une confiance approfondie
dans leurs propres sentiments.
La foi transitionnelle indique que le jury interne a commencé à lire son verdict au moins sur les principaux éléments de foi et il rapporte un verdict d’appropriation personnelle(
« ceci est quelque chose à quoi je tiens »).
L’Explorateur Transitionnel représente 18% des interrogés (n=19)
A coté de ces Explorateurs Transitionnels était un petit groupe de ceux qui étaient en transition vers une foi alternative. Ce groupe était compose de deux personnes qui s’était déplacées
vers une foi « new age » et 5 qui avaient tant de questions, de doutes sur la foi chrétienne qu’ils auraient mieux été caractérisés comme agnostiques ..
Trouveurs de voie intégrés
La dernière catégorie des quitteurs étaient appelée les « Trouveurs de voie Intégrés »..
Là où les explorateurs transitionnels sont dans le processus de reconstruction de la foi et pour faire émerger leur appropriation personnelle de la foi, les »intégrés » ont à
tous égards terminé leur reconstruction.
Tant qu’il y a un sens de ce qui est la foi intégrée, toujours ouverte et constamment redéfinie et adaptée, les examens majeurs de la foi sont maintenant terminés.
Le processus pourrait être comparé à la construction d’une maison de rondins à partir d’une maison précédente. La première part du processus implique de partir de la vieille maison, puis
de soigneusement la mettre par terre. Dans la phasee de demolition les poutres , les fenêtres, les matériaux de toit et les ajustements sont utilisés comme
des matériaux de la nouvelle maison.. Ce processus est la « phase de réflexion ».
La part suivante du processus implique la construction de la nouvelle maision à partir de matériaux retirés de l’ancienne et l’incorporation de nouveaux matériaux. C’est la « phase
transitionnelle », où la plupart des la structure du batiment de la foi est posée.
Finalement la maison est complète et vivable et la personne est capable d’emménager. Cette phase finale peut inclure des travaux mineurs dans la maison, les chambres ont besoind d’être
peintes, des réparations faites et quelques petites modifications entreprise. Quoique ce travail soit en cours, la structure de base de la maison est complète et elle offre un endroit sûr
pour l’individu.
Cette phase finale de l’itinéraire spirituel est ce que j’ai appelé la phase « de foi intégrée », parce qu’ici la structure de la foi est à tous égards complète et la personne
est capable de se l’approprier comme son propre système de foi. Les gens dans cette phase finale, tel le constructeur de la maison, peuvent être engagés aussi dans des questionnements ou
des périodes de réévaluation de la foi ( en quelques occasions qui impliquent des réévaluation substantielles), mais le travail essentiel est fait, la structure est posée.
Le terme « intégré » décrit bien le 2ème aspect de la foi de ces personnes, ils essaient d’intégrer leur foi avec tous les aspects de leur vie.
De ces gens, qui ne ressemblent pas aux autres on peut dire qu’ils nt une foi plus complète qui cherche à intégrer les aspects physiques, mentaux, emotionels, sexuel, relationels et
spirituels de leur personne d’une manière profondément connectée avec leur foi. Les gens qui sont à cette phase de foi sont très attentifs aux problèmes personnels les plus intimes qui
résident en eux mêmes.
Le terme « trouveur de voie / éclaireurs » qui peut sembler curieux est destiné à signaler que les personnes qui ont cette position de foi ont trouvé une manière de faire
avancer leur foi. En ce sens ils ont ouvert et trouvé des voies uniques. Il y avait 30 interviews dans cette catégorie.
Les raisons pour lesquelles ces personnes ont quitté l’église et la foi de l’après-église c’est qu’ils ont ressenti le besoin d’être compris, non seulement comme des exemples
d’itinéraires spirituels personnels, mais aussi comme tous les groupes de « quitteurs » dans une société qui change beaucoup.
Un des résultats les plus surprenants de cette recherche a été d’en venir à comprenre que pour la majorité des quitteurs (65% des interrogés) ce n’était pas un voyage en solitaire mais un
voyage où ils étaient impliqués avec des personnes qui vivaient des transition de la foi semblables. J’ai trouvé qu’il existe un nombre considérable et croissant de tels groupes
post-églises qui se réunissent poutr parler, poser des questions , reformuler et comprendre leur foi.
Quelques un de ces groupes se réunissent pour prier et adorer ensemble parce que celà donne plus du sens et de signification à toutes leurs vies que ce qu’ils ont expérimenté dans leurs
églises respectives EPC.
Beaucoup des quitteurs interrogés et d’autres que je j’ai rencontré, spécialement ceux que j’ai caralogué comme « Explorateurs Transitionnels » et « Trouveurs de Voie
Intégrés » font partie de ces nouveaux groupes qui expérimentent de nouvelles manières de former une église, des voies qui peuvent prouver être plus appropriées dans notre société
qui change si rapidement.
C’est à ces groupes émergents post-église que nous retournerons dans le prochain article de la série.
A. Jamieson
(Reality.org.nz)
Info transmise par nicolas
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